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 Don't you remember the reason you loved me. (PV)

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Dim 18 Déc - 4:38

Spoiler:
 

Devant le miroir de la salle de bain de l'auberge de jeunesse de Mystic Falls, je passai un dernier coup des peigne dans mes cheveux chatain. J'avais décidé de les laisser pendre, et ils ondulaient légèrement jusqu'à mes épaules. Je ne m'étais maquillée que très légèrement... Le maquillage ne m'allait que lorsqu'il passait presqu'inaperçus, peut-être à cause de mon visage qui gardait encore des traces d'une enfance pourtant depuis longtemps oubliée. Mes yeux bleus étaient mis en évidence par la couleur pâle de ma robe. Toute en dentelle, cette dernière était réhaussée par un ruban noir qui la faisait bouffer aux hanches. Une paire de balerines de la même couleur ornait mes pieds. J'aurais pus mettre des talons, c'est clair... Mais on ne savait jamais que j'ai à courir après quelqu'un. Ou à fuir quelqu'un.

Dans un petit sac noir, plusieurs fioles d'Acotinum Vulparia, de veine de vénus, et quelques crayons en bois. Plus de place pour le maquillage, mais de toute façon, je n'étais pas là pour me faire remarquée au contraire. Si je m'étais faite jolie, et que j'avais revêtue la plus belle robe que j'avais, c'était pour me mieux me fondre dans le décor... Et pouvoir me sentir sûre de moi. J'ignorais encore ce qui allait se passé durant cette soirée de fin d'année. Peut-être allais-je mourir, ce soir, je savais que je me mêlais à plus fort que moi.

Mais il ne me restait rien d'autre. Rien d'autre que ce passé vide de sens, rien d'autre que ce que je savais. Mes informations valaient la peine que je prenne ce risque. Pour Elena.

J'avais entendu de nombreuses choses durant ces dernières années. Sur Katherine, sur Stefan, sur ...
Rien de tout cela ne devait me faire perdre la face. J'étais là, car je savais que c'était une question de vie ou de mort, et que j'avais passé les quelques petites années de ma vie à dépendre de lui. Et c'était à présent le cas pour les habitants de cette ville. Je ne pouvais décemment pas faire semblant de rien, pas après avoir fais tant de recherches.
Un dernier coup d'oeil déterminé au miroir et je sortis de l'auberge.
___________________________________

La demeure était magnifique... Je me sentis soudain l'héroïne d'un compte de fée. La soleil se couchait, et les lumières étaient déjà allumées partout, illuminant de doré la scène sur laquelle je n'allais pas tardée à réciter mon texte. Je montai les marches de pierres blanches au milieu des autres familles et adolescents. Je répondis aux sourires des quelques personnes que j'avais rencontré à l'école, et pénétrai dans la demeure.

On me proposai immédiatement une coupe de champagne. Et j'en conclus deux choses à propos de Mystic Falls : en plus d'avoir comme étrangeté une foule de vampires dans les chaumières, ils laissaient boire les mineures et semblaient avoir assez d'argent pour nourrir et donner à boire à une ville entière. Cool.

Je parcourus le spièces une par une, et ne pus m'empêcher de d'admirer les richesses que contenait la demeure. C'était impressionant tout ce que la ville avait pus emmagasiner comme bijoux, armes, livres et meubles d'antiquités. J'avais à nouveau l'impression de me retrouver dans un film américain lors d'un de ces soirées mondaines ou tout le monde souriait mais ou tout le monde se détestait. Cela n'avait pas l'air d'être le cas ici, tout le monde semblait heureux d'être là.
Je continuai mon exploration, avant de tomber sur une pièce que je supposai devant fair office de bar. On me remplit à nouveau mon verre, mais je me promis de ne plus y toucher. Il n'était pas question d'être saoule ce soir.

Maintenant que j'étais là, que je savais que j'allais finir par tomber sur Elena, ou un de ses amis, j'ignorais par où commencer. Je passai dans la salle à côté, étrangement vide par rapport aux autres. Ici était exposé pour l'occasion les journaux des fondateurs, derrière des vitrines bien fermées.

Je restai là, un instant, les yeux posé sur ses livres, seule, mon verre plein toujours à la main.
Soudain, mes yeux tombèrent sur un nom, qui remua milles souvenirs. Damon Salvatore.
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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Dim 18 Déc - 7:43

Spoiler:
 

Le bal des fondateurs. Il existait depuis toujours. Je ne voulais pas me vanter mais en 1864 j’avais aussi participé à ce bal des fondateurs. Avec quelques changements certes. Comme celui où mon sang était encore tout à fait normal, et qu’il ne servait qu’à la belle Katherine. Tiens, en parlant d’elle, elle m’avait bien lâché lors de ce bal. Cette garce avait été au bal en compagnie de mon frère. Et moi, je n’avais été bon qu’à les regarder se dévorer des yeux. A part son cœur de jeune fille en fleur, il n’avait rien de plus que moi Stefan. Enfin, c’était le vieux temps, je n’avais plus rien à faire avec mademoiselle Pierce, et nous étions un siècle plus tard.

Puisque j’avais réussi à gagner l’estime du shérif Forbes, et que tout le monde me trouvait génial dans le Conseil des Fondateurs, au début de la semaine passé, le shérif m’avait convié à cette petite fête. Croyant que c’était la première à laquelle j’assistais. Laissons les rêver tout de même. Et j’avais donc accepté, tout en stipulant que ce n’était pas la peine de me trouver une cavalière. Je préférais largement passé la soirée en gentleman servant ces dames. Même si je ne servirais pas au premier sens du terme. Faut pas rêver non plus.

Nous étions donc le soir du fameux bal des fondateurs, et pour l’occasion j’avais revêtu un gilet noir au-dessus d’une chemise blanche, ainsi qu’un pantalon aussi noir que le gilet. Je ne m’encombrais pas d’une veste. Vampire, nous n’avons pas souvent froid. Et puis au cas où, un peu de sang et c’était réglé. Mais soyons cohérent, si je me ramenais dans la propriété des fondateurs, connu aussi pour leur conseil, avec du sang autour des canines, je ne crois pas que ça le ferait beaucoup. Vraiment.

Une fois fin prêt, je sortis de chez moi, et me mis au volant de ma chère décapotable. Voiture bien moderne et magnifiquement blanche. Un vrai bijou que cet objet. Et je mis le cap vers l’immense demeure qui ouvrait ses portes pour l’occasion. Après quelques minutes sur la route, j’arrivais enfin devant l’imposante propriété. Un parking avait été mis à notre disposition. Parfait. De loin, je vis qu’il y avait déjà pas mal de monde.

Saluant quelques connaissances au passage, je gravis l’escalier de marbre. L’immense porte me faisait face. J’avançais un pied à l’intérieur. Parfait je pouvais entrer sans aucun problème. Un sourire digne des plus fières prit place sur mon visage. En même temps, j’étais déjà venu ici il y a quelques semaines, pour ce foutu conseil, et la maîtresse de maison m’avait accueilli à bras ouvert, me pressant d’entrer. Heureusement, j’aurai eu l’air fin à attendre devant l’entrée que quelqu’un me fasse passer les portes de la maison.

Buvant quelques verres, parlant avec quelques personnes qui réclamaient ma présence, je déambulais dans la demeure. Vachement grande pour une famille, au passage. Personne ne retenait vraiment mon attention. Et je cherchais désespérément à me divertir. Chose dite, chose faite ! Tournant mon regard vers la gauche, j’aperçu une jeune fille, plus petite que moi en taille, ses longs cheveux châtains tomber en cascade sur son dos. Une jolie petite robe beige s’arrêtait à mi-cuisse. Parfait. Mmh, trois parfaits en une soirée, ça s’annonçait bien. Je suivis donc la jeune brune dans une pièce où seuls nos deux corps se tenaient.

Je m’approchais lentement d’elle. Elle était arrêté devant de vieux documents, où d’anciennes personne faisant partie des fondateurs avaient écrit, mit en place ou qu’importe d’autre. M’approchant encore un peu plus, je remarquais qu’elle semblait lire un vieux parchemin où étaient écrits plusieurs noms. Plissant quelque peu les yeux je vis avec malheureux que le nom « Damon Salvatore » y était inscrit. Oups. Si elle me connaissait, j’étais quelque peu mal barre. Bon, il suffisait que mon intelligence hors du commun (non, je vous interdis de rire, et oui, laissez moi rêver) invente un quelconque stratagème.


- Damon Salvatore. Mon dieu, mais je connais ce nom. Ma chère enfant, c’est surement ce que vous vous dites. Et vous n’avez pas tord. Je me plaçais à ses côtés, fixant toujours ce vieux bout de papier. Mon ancêtre de plus de 170 ans portait lui aussi ce nom. Et par souvenir, mon cher père m’a donné le même prénom. Touchant, n’est-ce pas ? Me tournant vers elle, je lui tendis la main. Damon Salvatore, deuxième en date. Besoin d’un autre renseignement ?

Je lui fis un petit sourire en coin. Et mes pensées retournèrent cent soixante ans plus tôt, où par j’étais venu ici, afin d’assister au premier bal des fondateurs, jaloux de mon frère, épris de Katherine. Et où j’avais signé ce parchemin à la suite des membres de ma famille. C’était le bon vieux temps.

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Dim 18 Déc - 11:08

Damon Salvatore. Jamais je n'aurais cru le revoir. Enfin, c'était avant d'avoir retrouvé la trace de Katherine, et de savoir quel lien l'unissait à elle. A partir de ce moment, je savais, ou j'étais presque sûre que je le retrouverait au près d'Elena. C'était pour ça, et uniquement pour ça qu'il avait débarqué, un jour, dans ma maison, et que ma grand-mère l'avait accueillis les bras ouverts. Il cherchait Katherine, tout simplement. C'était bien pour ça et uniquement pour ça.

La seule question que je me posais encore à son propos, c'était pourquoi il était resté aussi longtemps auprès de moi. Les souvenirs que j'avais de lui étaient empreints de bonheur et de rire, même si je me souvenais qu'au début, je ne l'appréciais pas du tout. Du haut de mes 6-7ans, je ne dégnais pas lui adresser la parole. Mais je ne parlais à personne.

Il avait réussis, là ou ma grand-mère et toutes les personnes de ma petite ville avaient échoué. Je ne me l'expliquait toujours pas. J'ignorais comment il avait réussis à me sortir de ma bulle, à me faire parler, à me faire rire... Ce qui n'avait rendu son départ que plus douloureux. Il n'avait pas prévenu, mas n'était juste plus revenu. Je l'avais attendu des semaines et des semaines durant, espérant encore et encore son retour. J'avais 10 ans. Ma grand-mère avait crains, peut-être à raison, que cette nouvelle perte allait m'accabler plus encore. Mais j'avais grandis, et compris beaucoup de choses.

J'avais pris la fuite de Damon comme un nouvel abandon... Il était devenu ma seule famille, lui et ma grand-mère. Avec tout ce que j'avais appris de lui durant ces dernières années, je ne comprenais pas. Pouvait-on autant changer ? Ou était-ce le faite que j'étais une enfant qui l'a touché ? Quoi qu'il en soit, il était partit. Mais aujourd"hui, il était là, à mes côté.

Je me retournai face à lui, tandis qu'il regardait le journal. Il n'avait pas changé. Oh, oui, je savais bien pourquoi : il était un vampire.


Et pourtant... Je ne pouvais empêcher les souvenirs d'envahir mes pensées. J'avais comme l'impression d'avoir fais un bond de dix ans en arrière, même si aujourd'hui, il semblait tout de même différent. Il avait le même sourire en coin, mais il semblait tellement moins sincère que lorsqu'il jouait avec moi, autrefois. Et il semblait presque triste aussi. Comme désillusionné, comme si, quoiqu'il dise, je ne comprendrait de toute façon pas.

Je baissai les yeux presque immédiatement. Je savais que la couleur de mes yeux étaient fort reconnaissables, tandis que pour le reste, je n'avais rien à voir avec la petite fille que j'étais autrefois. Plus que les formes de femmes qui commençaient à révéler ma silouette, et dont je me fichais comme une gigne (a part lorsque cela pouvait me rendre service.) ma chevelure autrefois blonde comme les blés était maintenant plus foncée, et bien plus domptée et brillante. Je me rappellais sans mal, les noeuds infernaux qui d'y mêlaient avant..



- Damon Salvatore. Mon dieu, mais je connais ce nom. Ma chère enfant, c’est surement ce que vous vous dites. Et vous n’avez pas tord.

Je relevai les yeux vers lui, surprise. M'avait-il reconnue ? Mais j'en doutais profondément, le tont de sa voix semblait rieuse, presque moqueuse. De plus, il ne me regardait même plus. Il fixait le parchemin, comme moi quelques secondes auparavant. J'essayai de reprendre mes esprits, ne sachant que faire... Peut-être qu'il ne se rappelais réellement plus de moi. Peut-être n'était-ce pas qu'à cause des années qui avaient passées, mais aussi simplement parce que je n'avais pas vraiment compté pour lui. A ses pensées, des larmes tentèrent de franchir la barrière de mes cils. Mais je les en empêchai en fermant les yeux. Je m'étais promis de ne plus être faible. Et je ne le serais plus. Mais Damon remuait une période si sombre d" ma vie que je ne pouvais m'empêcher de tressaillir...

Je le laissai poursuivre sans l'interrompre. De toute façon, j'avais le souffle coupé.



- Mon ancêtre de plus de 170 ans portait lui aussi ce nom. Et par souvenir, mon cher père m’a donné le même prénom. Touchant, n’est-ce pas ?

Je dégluttis, battant des paupières pour faire disparaître toute trace d'émotion. Il se tourna vers moi, et je ne pus que grimacer un sourire. Il me tendit la main avant de continuer :

- Damon Salvatore, deuxième en date. Besoin d’un autre renseignement ?

Je laissai un gloussement sarcastique s'échapper d'entre mes lèvres. Cette situation était tellement incongrue, je n'avais qu'une envie : fuir à des kilomètre d'ici, de Damon et de mon passé.

- Votre ancêtre, n'est-ce pas, dis-je d'un tont sarcastique. Très émouvant.

C'était cela mon problème : lorsque je me sentais prise au piège ou blessée, je devenais acide et en apparence dépourvue de toute émotion. Je doutais que Damon puisse me reconnaître. J'ignorais quel stupide film je m'étais faite, mais j'étais venue à Mystic Falls pour aider en transmettant les informations que j'avais eues, pas pour le revoir. Aucunement pour le revoir.

Je serrai enfin la main qu'il m'avait tendue, il y avait plusieurs secondes. Le contact de nos paumes me fit frissonnée, mais pour la première fois depuis le début de notre entrevue, je le regardai droit dans les yeux
.

- Charlie. Charlie Rosenberry. Au cas ou VOUS auriez besoin d'un autre renseignement.

Je n'avais pas laché sa main. La balle était dans son camp. Et je sentais mon coeur se balancer au bord de ses lèvres.

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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Mar 20 Déc - 0:17

La jeune brunette se mit à rire. Mais pas d’un de ces rires qu’employaient en général les jeunes filles en ma présence. J’haussais un sourcil. Elle se retourna enfin pour me faire face. Oh, pas mal la petite. Mais un peu jeune peut-être. Soit, malheureusement pour moi ce n’était pas l’endroit où je pouvais faire ce que je voulais étant donné que tous les membres du Conseil se tenaient à quelques mètres, éparpillés dans toute la maison afin de débusquer un vampire ou une autre créature surnaturelle. Et bien sur, ils comptaient sur mon aide. Ironie du sort, ils n’avaient pas la moindre idée de ce que j’étais. Bah, je ne m’en plaindrais pas au contraire. Je pouvais ainsi faire ce que bon me semblait dans cette petite ville qu’était Mystic Falls.

- Votre ancêtre, n'est-ce pas, très émouvant.

Le petit sourire que j’avais jusqu’alors disparu. Bon, pas très commode la demoiselle. Sans doute qu’elle n’avait pas eu son cota. Imaginez ce que vous voulez du pourquoi du comment que ce que c’est. Et je la fixais dans les yeux, d’une couleur bleue azur. Ils me rappelaient ceux d’une fille que j’avais connue, il y a ce ça des dizaines d’années. Enfin, à peu près dix ans plutôt. Elle me tendit enfin la main, et serra d’un contact franc la mienne tendue. Bien. Habitué à reprendre ma main à la fin d’une présentation je voulus la retirer. Ce qui n’avait pas l’air d’être dans ses plans, étant donné qu’elle la garda entre la sienne. Elle devenait un peu trop sûre d’elle. Alors que je m’apprêtais à l’obligé à me lâcher l’extrémité de mon membre antérieur , la jeune brune reprit la parole.

- Charlie. Charlie Rosenberry. Au cas où VOUS auriez besoin d'un autre renseignement.

Blanc. Très gros blanc. Mais quand je vous dis silence, on aurait pu même entendre les chutes du Niagara de là où on se tenait. Alors là on ne pouvait vraiment pas dire que je m’y attendais. Télépathie. Et coïncidence. Un flot de souvenir remonta à la surface. Mais tout en regardant plus attentivement, en effet on pouvait voir que certaines traces de l’enfance étaient encore présentes chez Charlie.

Je lâchais brusquement sa main et me reculais. Charlie. La jeune fille de même pas dix ans chez qui j’avais passé de nombreux mois lors de ma recherche sur Katherine, quand j’y croyais encore. Et j’avais fini par retrouver la trace de Tatianna qui s’avéra être la grand-mère de Charlie. Une sorcière un peu folle mais ayant toute sa tête lorsqu’il fallait prédire l’avenir, soit. Je la connaissais déjà depuis quelques temps, et c’est grâce à elle que j’avais trouvé Charlie, une descendante de Katherine. Si au départ, je n’étais là que pour avoir des renseignements grâce à Tatianna, je restais, malgré moi au début, avec les deux survivantes de la famille Rosenberry.

En effet, les deux parents venaient de se faire massacrer par quelque chose ou plus précisément quelqu’un. Et pour une fois, ce n’était pas ma faute. Etrange. Quelqu’un d’autre avait donc été sur les traces de Katherina. Et je n’avais encore jamais trouvé qui. Le désespoir de la petite fille m’avait quelque peu ébranlé, et la peur de Tatianna que tout recommence, qu’Ils reviennent m’avait fait resté à leurs côtés. Et puis je désespérais de plus en plus de La retrouver.

Revenant dans le présent je me retournais à nouveau vers Charlie. Je ne lui avais jamais dit que j’étais de la race de ceux qui lui avaient enlevé sa famille. Elle ne pouvait pas savoir. Mais n’empêche qu’elle m’avait quand même reconnu.


- Qu’est-ce que tu fais à Mystic Falls ? Ce n’est pas un endroit pour toi.

Malgré tout, je ne pouvais pas m’empêcher de m’inquiéter encore pour elle. Charlie avait été la seule petite fille pour qui j’avais eu de la compassion et non de la pitié. Si je l’avais aidé, elle m’avait elle aussi aidé à surmonter la perte de Katherine, et surtout le fait que je découvrais peu à peu que la vielle vampire n’avait enfaite, aucune envie de me revoir, sinon elle aurait déjà eu repris contact. Et puis j’avais passé de bons moments dans cette maison au bord de mer. Un instant de réflexion plus tard, et je me dis que si Charlie était ici, c’est que sa grand-mère n’était plus des nôtres. Comment expliquer mon attachement aux Rosenberry alors que je n’aimais que moi-même ? Aucune idée. Mais Tatianna m’avait été précieuse dans ma recherche, et sa mort ne m’était pas indifférente.

Avisant une chaise à quelques centimètres de moi, je la saisis d’une main et l’envoya valdingué à l’autre bout de la pièce. Décidemment, je n’aurais pas dû revenir à Mystic Falls et encore moi à ce bal des fondateurs.


- Mystic Falls n’est pas vraiment un havre de paix. Tu n’aurais jamais dû y venir.

Je la fixais à présent dans les yeux. Sans sourciller.

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Mar 20 Déc - 11:03


Il m'avait reconnu. Et j'ignorais encore si cette nouvelle en était une bonne ou une mauvaise, parce qu'à l'heure qu'il était, j'étais tout bonnement et tout simplement terrifiée. Peut-être aurais-je préféré qu'il ne se souvienne pas de moi, ainsi, j'aurais directement été voir Elena, et je n'aurais pas à supporter cet instant. Ce silence.

Il avait retiré sa main brusquement, comme si celle-ci l'avait brûlée. Ensuite, il avait reculé. Et nous en étions là. J'ignorais ce que sa réaction présageait, mais je ne pouvais m'empêcher de me dire que ce n'était rien de bon. En même temps, qu'est ce que j'avais espéré ? Qu'il m'accueille avec des banderoles et des chapeaux pointus ? Non, bien sûr. Il était surpris. Et après tout, il nous avait laissé, moi et ma grand-mère. Peut-être qu'il en avait simplement marre de s'occuper d'une gamine pleurnicheuse et déprimée. N'importe qui aurait fuis. Et maintenant, voilà que je refesais mon apparition, les yeux humides à nouveau. Mais je ne voulais pas paraître faible. Je ne voulais pas lui montrer que sa présence avait compté pour moi. Pas si lui non plus ne le montrait pas.

Il me dévisageait, et je me demandai quels traits de mon visage lui revenait en mémoire. Moi, je n'avais évidemment pas ce problème. Tout en lui me rappellais mon enfance et nos rires, et ce qui me déchirait le coeur c'était de voir le masque de froideur que son visage autrefois serein portait aujourd'hui. Peut-être était-ce parce que je n'étais une enfant, et que j'avais besoin de lui. Mais je ne l'étais plus, malgré mes seize ans. Je m'étais battue, j'avais mentis, j'avais triché, et par ma faute, des gens étaient morts
.

- Qu’est-ce que tu fais à Mystic Falls ? Ce n’est pas un endroit pour toi.


Je faillis rire, mais l'ironie dans mes yeux devaient transparaître derrière la tristesse. Car non, je n'étais plus une enfant, et plus jamais l'innocence que Damon avait trouvé touchante chez moi ne réaparaîtrait. J'aurais tellement aimé. J'aurais tellement voulu, tout effacer. Mais j'avais changé, et ce n'était pas ma faute. Mais j'avais tellement envie que ces années s'effacent, qu'il m'accepte encore, qu'il me reconnaisse comme la petite fille qu'il avait sortis du silence. Comment pouvais-je lui en vouloir autant et en même temps ressentir un tel sentiment de reconnaissance..


- Mystic Falls n’est pas vraiment un havre de paix. Tu n’aurais jamais dû y venir.

A ces mots, il attrapa une chaise et la balança à travers la pièce. Je sursautai sur le champ les yeux écarquillé, et sans vraiment le faire exprès, attrapai un des crayon de bois dans mon sac. Par pur réflexe. Même si Damon m'attaquait, j'aurais été incapable de le toucher. Mais il n'était pas censé le savoir. Gênée, je le remis rapidemment en place. Jamais, jamais Damon n'avait fais preuve de violence ou de colère devant moi.

Je baissai la tête, sans rien dire, et lui tournai le dos. Je commençai à faire les cents pas. J'avais besoin de réflechir, et j'avais toujours eu cette manie. Marcher m'aidait à me calmer à remettre mes idées en place. Et j'en avais vraiment besoin. Je passai une main dans mes cheveux, en mettant l'autre sur ma hanche. Encore une de mes habitude.

Je me tournai vers lui, le regard flamboyant. Sa réaction me blessait, et je n'avais rien d'autre pour me défendre que d'essayer de faire pareil
.

- Je ne suis pas venue ici pour te voir, Damon, ou juste parce que cela m'amuse de risquer ma peau.

Je soupirai. Bon dieu, je n'arrivais pas à me reprendre, je n'arrivais pas à contenir la colère que je ressentais pour lui, et que je ne comprenais pas. Il ne me devait rien. Il n'avait aucun comptes à me rendre, et pourtant ...

- Et je ne suis plus la gamine muette et tremblante d'il y a dix ans. Je sais très bien me défendre.

Les poings serrés, je m'étais approchée de lui, assez près pour que mes yeux de glace tentent de percer les siens, gardant tous les secrets de ces dix dernières années
.

Je me rendis soudain compte .. que ce n'était pas contre lui que se tournait ma rage. Mais contre moi-même. Je me haïssais d'avoir vécu tant de choses, d'avoir suer pour trouver, percer la réalité, et de finalement... me laisser avoir à l'émtion, alors que j'avais endurer tant de choses plus difficiles. Mais Damon réveillait une partie de ma vie qui brûlait encore ardement dans mon coeur. Et s'il ne me devait rien, j'avais l'étrange impression que moi, je lui devais quelque chose. Plus encore, je détestais pensé à l'état dans lequel il m'avait trouvée. Pitoyable, et faible.

Et j'avais l'horrible impression de l'être à nouveau.

- Si je suis venue à Mystic Falls, c'est uniquement pour aider Elena. J'ai appris énormément de choses, qui vous seront utiles.

Et je savais tuer des vampires, faillis-je ajouter. Je fermai un instant les yeux, et me demandai, juste quelques secondes... Si seulement tout avait pus être différent...
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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Mer 21 Déc - 5:28



Et puis franchement, étant une descendante de Katherine, pourquoi était-elle venue ici à Mystic Falls ? Autant se jeter directement dans la gueule du lion. J’avais même entendue récemment que des loups-garous étaient venus s’installer dans la ville. Et quand la pleine lune arrivait, si votre maison n’était pas totalement bien fermée… Merci bien. Malgré moi, je poussais un soupire d’agacement. S’il n’y avait pas déjà assez de problème comme ça. Charlie me tourna le dos. Chose que j’aurais du faire il n’y a une dizaine d’année. Elle ne serait peut-être pas revenue ici. Et puis surtout, ça m’aurait permit de ne pas m’inquiéter pour cette adolescente trop pleins d’ambitions et de questions.

Une fois que son manège de je tourne en rond sans m’arrêter comme un lion en cage cessa, la jeune fille aux longs cheveux châtains se mit une fois de plus face à moi. Ses yeux semblaient essayer de m’attendre afin de me mettre au bûcher. Et non petite, ce n’est pas ainsi que tu me feras déguerpir.


- Je ne suis pas venue ici pour te voir, Damon, ou juste parce que cela m'amuse de risquer ma peau. Et je ne suis plus la gamine muette et tremblante d'il y a dix ans. Je sais très bien me défendre.

Oh ça, ça me faisait du mal. La bonne blague. Mais je voyais bien qu’elle n’était plus la même. En même temps, ça aurait été dommage. Passons.

- Oh, je n’en doute pas une seule seconde. Malheureusement, tu restes toujours une humaine. Et ce n’est pas quelque malheureux bouts de bois qui arrêteront un vampire. Je laissais un petit blanc. Je paris même que tu as pris de quoi te défendre.

Ce qui au passage, je lui servirais pas à grand-chose. Etant donné que si j’en avais envie, en un rien de temps je pouvais lui briser la nuque ou la vider de son sang, au choix. Mais je ne le fis pas.

Je me souvenais très bien de la promesse que j’avais faite à la sorcière Tatianna. Un soir de pleine lune, une fois que Charlie avait été couchée, la grand-mère m’avait amené dehors, et m’avait fait jurer que je protégerais sa petite-fille. Mais voilà, un je n’aurais jamais cru que cette vieille sorcière tiendrait encore aussi peu de temps, et puis deuxièmement, je n’aurais jamais cru revoir Charlie. Pour moi, quand je partis de chez elles, ce n’était pas de simple aurevoir, mais un véritable adieu, même si je l’accorde, je ne l’avais pas explicitement dit, et que j’étais parti, un matin sans plus de mots que d’habitude. Un peu comme si je partais travailler. Mais voilà une fois encore, je m’étais trompé. Et dix ans plus tard, j’avais à nouveau cette petite Charlie devant moi, plus farouche certes.


- Si je suis venue à Mystic Falls, c'est uniquement pour aider Elena. J'ai appris énormément de choses, qui vous seront utiles.

Elena. Tout tournait toujours autour d’elle et de son ancêtre Katherine. Je lui fis un petit sourire ironique, lui montrant ainsi tout le fond de ma pensée quant à sa phrase. Je n’avais aucune envie de la mêler à cette histoire. Car si une horde ou un seul vampire était venu tuer ces parents, ils ne s’arrêteront pas là, et n’auront de cesse de la traquer jusqu’à ce que les descendantes de mademoiselle Pierce soient éteintes. Et Charlie n’était pas en sécurité ici, surtout avec tous ces vampires qui arrivaient en masse.

Et je n’avais aucune envie de devoir surveiller les arrières de cette jeune fille. J’avais juste envie de vivre ma vie… Ouais, ça ne le faisait pas non plus, et puis ici à Mystic Falls, ce n’était pas vraiment possible, de vivre sa vie. Haussant les épaules, je me détournais du visage encore si enfantin de Charlie et me dirigea vers la sortie. Une force invisible m’empêcha d’aller plus loin une fois traversé la moitié du chemin. Je ne pouvais pas la laisser seule. Ça m’était impossible, trop de souvenirs remontaient en moi. Je sentis mes yeux se contracter, comme quand venait le besoin de boire ce sang frais qui coulait dans les veines d’une future proie.

Je me retournais - on ne faisait que çà ! - face à Charlie. Les yeux toujours rouges, et d’un mouvement de cils, je me retrouvais à quelques centimètres d’elle. Et je ne pus m’empêcher de la prendre dans mes bras, presqu’à l’étouffer contre mon torse… ça faisait bien longtemps.


- Je ne veux juste pas qu’il t’arrive quoique ce soit.

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Dim 15 Jan - 10:51

- Oh, je n’en doute pas une seule seconde. Malheureusement, tu restes toujours une humaine. Et ce n’est pas quelque malheureux bouts de bois qui arrêteront un vampire.

Il pensait que je l'ignorais ? Encore une fois, il me considérait comme une petite gamine inconsciente, mais il ne savait rien de ce que j'avais vécu lorsqu'il était parti. Rien de ce que j'avais appris sur sa nature, sur sa chère Elena, sur son frère... Il ignorait tout. Alors comment pouvait-il me parler de haut. Sous prétexte qu'il était un vampire et qu'il était plus fort ?

Je le savais. Je l'avais vécu de près, de très très près. Je savais ce dont les vampires étaient capables, mes parents étaient morts pour les avoir sous estimés. Il le savait. Alors comment pouvait il croire que je les fréquentais sans prendre milles précautions, sans prier tous les saints de m'en sortir encore une fois vivante ? Tous les gadgets du monde ne me protègeraient pas contre un vampire s'il lui venait à l'esprit de me tuer. Avec tout ce que j'avais enduré à cause d'eux je n'étais assez inconsciente pour prendre des risques.

Je le dévisageai sans rien dire. Mes yeux parlaient pour moi : quand arrêteras-tu de me prendre pour une idiote
?

- Je paris même que tu as pris de quoi te défendre.

Je levai les yeux au ciel en croisant les bras. J'étais peut-être une jeune fille entraînée dans une chasse aux vampires, mais je n'en restais pas moins une adolescente. Il ne fallait pas trop me prendre pour une gosse. Toujours sans rien dire, j'ouvrai mon petit sac bien en évidence, laissant apparaître tout mon matériel. Seringue de veine de venus, pieux retractables, crayon imbibés de verveine. Tout était là.

Lorsque je parlai d'Elena, je sentis un certain énervement... Je me doutais que retrouver le double de son ancien premier amour ne devait pas être facile pour lui. Je me demandai soudain à quel point les relations entre lui et ma cousine étaient profondes, et surpris une piinte de jalousie dans mes pensées. C'était ridicule : Damon n'était à personne, surement pas à moi. Je me demandai même s'il avait réellement apprécié son séjour chez nous..

Plus rien n'avait de sens, des années après. Et je me rendis douloureusement compte à quel point cela faisait mal qu'une personne que l'on appréciait beaucoup trop ne vous accorde qu'un vague interet. J'aurais donné n'importe quoi pour savoir ce qu'il pensait en me regardant. J'avais tellement changé et lui si peu.

Mais bien que son physique n'ai pas changé d'un poil, je ne reconnaissais plus le Damon d'avant et cela me troublait beaucoup. J'ignorais comment me comporter et réagir, si je devais répondre avec l'indifférence qu'il me témoignait, si je devais lui montrer à quel point j'étais émue et heureuse de le revoir, ou si je devais juste lui donner toutes mes informations et partir. Mais où irais-je ? Je me rendis soudain compte qu'il était la dernière personne qu'il me restait. Je n'avais plus personne.

Damon se détourna de moi, et fit mine de partir. Je me dis que ça allait se terminer comme cela. Qu'avais-je espéré ? Avoir compter pour lui ? Un homme qui avait vécu des centaines d'années et qui aurait été touché par une gamine pleurnicheuse ? On n'était pas dans un film à l'eau de rose. Je baissai la tête.

Lorsque je la redressai, Damon était là. A quelques centimètres de moi à peine. Il n'avait jamais vraiment montré ses pouvoirs devant moi, et je fus très troublée de le voir si vite à mes côtés. Son visage s'était transformé, mais je n'en eus pas peur : j'avais fais face à de nombreux autres vampires depuis... Et son regard qui me clouait au sol n'avait rien d'agressif.

Il me prit dans ses bras, et je sentis à la fois la douceur de jadis et la force avec laquelle il m'enlaça. Je sentis son odeur, semblable à autrefois. Les larmes me montèrent aux yeux mais ne frachirent pas la barrière de mes cils. Je me sentais en sécurité, et je n'aurais bouger pour rien au monde
.

- Je ne veux juste pas qu’il t’arrive quoique ce soit.

Une boule de sanglot monta le long de ma gorge, et je blottis ma tête dans son cou, comme je le faisais si souvent avant. Sa dernière phrase me touchait au coeur comme un poignard. Non, il ne s'en foutait pas de moi... Mais se rendait-il seulement compte à quel point ces mots comptaient pour moi ? Mais il y avait encore de choses en jeux. Trop de choses remuées par le passé. Trop de questions sans réponses. Je n'étais plus la petite fille d'autre fois, je m'étais endurcie. Et j'étais devenue rancunière avant même de m'en apercevoir.. On m'avait fais trop de mal pour que je tire un trait sur chaques blessures, sur chaques abandons..

Je m'éloignai de lui, restant à une distance raisonnable. Je pouvais encore sentir son odeur et il me suffisait de lever un peu le bras pour le toucher. Le regard humide mais blessé, je levai mes yeux bleu dans les siens
.

- Pourquoi es-tu partis ?

Ce n'était pas un reproche, mais j'avais besoin de savoir. Savoir si c'était parce qu'il ne pouvait plus supporter cette vie d'isolement ou si c'était simplement parce qu'une fois qu'il avait eu tous les renseignements dont il avait besoin, il était partis. J'avais besoin de savoir pourquoi j'avais eu à perdre à nouveau une personne si chère à mon coeur.
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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Lun 6 Fév - 8:09


Mon attitude et mes paroles étaient contradictoires. Comme la plupart du temps. Mais quand vous aviez vécu plus de cent ans, vous finissez par comprendre qu’il ne suffisait pas de sortir n’importe quoi quand vous l’entendiez. C’était beaucoup plus que ça. Et avec le temps, les gens devenaient de plus en plus au courant, et les créatures surnaturelles n’étaient plus en totale sureté comme elles l’avaient été cinq cents ans plus tôt. La science évoluait, les esprits s’ouvraient et avec tout ça, les humains prenaient plus confiances en eux. Charlie en était la preuve vivante. Avant, quelle jeune fille de dix huit ans même pas aurait eu le courage d’affronté un vampire ? Aucune, je vous l’accorde.

Certes, je me disais souvent sarcastique, fier de moi, hautain, et que personne en dehors de moi ne comptait à mes yeux. Malheureusement la vie n’était pas aussi simple. Et c’était souvent une protection. Parce que s’attacher à la vie de quelqu’un, c’est aussi futile de se dire que l’on pourra dompter la nuit. C’est comme ce dire que vous aimeriez une personne à jamais. Non, ce n’est pas possible. Et j’avais déjà trop eu à faire à ce genre de déchirement. Voilà le pourquoi du comment je me persuadais que les vies humaines n’étaient en aucuns cas bonne à être aimées. Enfin, ça ne servait à rien de gratter sous les ponts, passons.

Nous étions dans la maison des fondateurs, dans une pièce isolée. Loin du passé. Recentrons-nous. J’avais mon menton sur le haut de ses cheveux. De longs cheveux soyeux. Peut-être l’une des seules choses qui n’avait pas changé en elle. Charlie. Décidément, les humains changeaient bien vite. Bon d’accord en une dizaine d’année, normal, mais quand vous étiez vampire ce n’était pas tout à fait pareil. Mais celle-ci se dégagea de mon étreinte. En même temps, je ne pouvais pas lui en vouloir.

- Pourquoi es-tu parti ?

Voilà. C’était ce genre de questions que je redoutais. Pourquoi ? Parce que je n’avais pas vraiment de réponses précises. Parce que je n’avais pas envie de chercher cette réponse. Parce que… Bon d’accord, je n’avais pas de bonnes raisons aux pourquoi je ne voulais pas répondre. Passons. Tout n’était pas simple. Et à l’époque je ne voyais pas trop comment l’expliquer à une fillette de neuf ans. Et au fond de moi, j’avais espéré ne jamais à avoir à la revoir. C’était égoïste, je suis d’accord, mais n’oublions pas après tout que je m’appelle quand même Damon Salvatore.

Mais je me devais quand même de lui dire pourquoi. C’était la moindre des choses. Par où commencer ? Il y avait certes plusieurs réponses, mais devais-je vraiment toutes les lui dire, Quitte à la blesser encore plus ? Parce que oui, je voyais bien que malgré son air farouche et déterminé, il y avait toujours des blessures qui n’avaient pas cicatrisées. Je poussais un soupire. Bon.

Je pris le bras de Charlie et tout en l’entrainant à ma suite, je partis vers les fauteuils. Je m’assis en face d’elle. Sur le bord de la table, un verre de vin était posé en équilibre précaire sur un sous-verre. Afin d’éviter un quelconque malheur et de voir arriver en masse une foule de gens paniqué par un bruit peu important, j’attrapais le verre en question. Tandis que je comptais le redéposer à un endroit moins dangereux, je fus hypnotisé, si on peut dire cela comme ça, par l’odeur de l’alcool. Je n’avais jamais été un alcoolique, non, on laisse ça aux vampires faibles trop influençables que pour résister à l’appât du sang. Néanmoins, cette odeur m’enivrait à un plus haut point. Elle avait une senteur excise, presque aussi apaisante que le sang lui-même. L’envie me prit de vider cette coupe cul-sec. Peut-être qu’ainsi je pourrai enfin commencer mon monologue. Je bus donc le verre…

Quand je ressentis une brûlure affreuse le long de ma gorge et dans mon estomac. Prenant mon cou entre mes mains, j’arrivais à peine à respirer. Suffoquant, mes yeux se révulsaient. Je tombais à genoux, essayant tant bien que mal de rester lucide au cas où c’était une embuscade. Je toussais à me fendre les poumons. Tandis que je roulais sur le dos, j’eus la pensée que c’était peut-être un piège de Charlie… Peut-être avait-elle tout inventé…

- Tu…

Mais les mots m’arrachèrent une douleur insupportable. Crachant du sang, j’espérais de tout cœur que ce n’était pas l’œuvre de la jeune fille toujours à mes côtés. J’espérais vraiment, car c’était la seule personne présente, la seule à qui je pouvais m’en remettre, là maintenant. Je voyais flous, je ne sentais plus mes membres. Et la respiration, n’en parlons pas ! J’eus juste le temps d’articuler un mot avant de tomber dans les vapes.

- Verveine…

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Lun 13 Fév - 11:06



Damon ne répondit pas tout de suite à ma question. Peut-être n'y avait-il simplement pas de raisons. Peut-être ne souhaitait-il pas passé une partie de ce siècle à s'occuper d'une grand-mère gâteuse et d'une môme paumée. J'avais envie de lui dire que ce n'était pas grave, que je comprennais. Que ça n'avait pas d'importance. J'avais envie qu'il me regarde dans les yeux, et qu'il voit que je n'étais plus aussi faible qu'autrefois, que j'étais fort à présent... Que plus jamais je ne serai un poids pour lui.

Mais je ne dis rien de tout cela. Car j'avais l'impression que chacun de mes mots auraient milles significations supplémentaires. Que le passé avait été tellement lourd de drames et de tragédies, autant pour lui que pour moi, que le moindre mot de trop nous casseraient tous les deux.

J'avais entendu de nombreuses choses sur Damon, et sur son frère. J'avais eu tant de mal à accorder ce Damon volage et sans aucun respect de la vie humaine avec mes souvenirs... Même si les souvenirs d'enfance sont toujours plus beaux que les autres. Aujourd'hui, je savais que l'homme que j'avais en face de moi avait horriblement souffert et que c'était cette souffrance qui remplissait sa personnalité et son âme. Moi-même je me demandais parfois comment je tenais encore debout, alors avec toutes ces années à encore lutter, je pouvais presque le comprendre... presque.

Il m'entraîna vers le petit salon, et s'assit face à moi. Il avait l'air retourné et inquiet... J'aurais peut-être mieux fais de me taire, et de faire comme si rien ne c'était jamais passé. Cela aurait surement été plus facile pour lui. Je doute que le massacre de ma famille lui ramène d'heureux souvenirs en mémoire.
Advisant un verre sur la table à ses côtés, il le but d'une traite. Cela m'étonnera toujours, que les vampires aient une aussi bonne descente. Ils étaient capables d'engloutir des litres d'alcool sans même avoir la tête qui tournait. D'après ce que j'avais entendu, cela les aiderait à maîtriser leur soif... Mais je doutais que le moment soit propice à cela.

Mais dès que Damon eu finis son verre, il commença à tousser et ses yeux se révulsèrent. Je me levai aussitôt, la panique parcourant mes veines et écraquillant mes yeux. Il se tenait la gorge à mains jointes, comme s'il étouffait. Son verre se brisa en dizaine de petits morceaux sur le tapis richement brodé de la pièce. Il tomba à terre, et je m'accroupis à ses côtés. Tout cela dura à peine quelques dizaines de secondes et j'étais comme pétrifiée.


- Tu...

J'essayais de tendre l'oreille, comprendre ce qu'il essayait de dire. La peur et l'angoisse rayaient tout raisonnement possible dans mon esprit, et lorsqu'il se mit à cracher du sang, les larmes me montèrent aux yeux. Je saisis néamoins une sorte de questionnement, un doute dans les yeux de Damon. Pensait-il que j'étais la cause de son empoisonnement ? Je n'y pensai que quelques secondes. Au font, je m'en fichais royalement de ce qu'il pouvait bien pensé, il était entrain de crever, et c'était plutot dans mes priorités immédiates.

- Verveine…

Là, je compris, tout. Je repris mes esprits immédiatement. Verveine. Je connaissais ce mot comme ma poche, ses propriétés, ses effets, et les dégats horribles qu'elle faisait sur les vampires. Je vis les yeux de Damon se révulser, mais je n'y fis même plus attention.

Je me levai d'un bond, et partis fouiller parmis les morceaux de verre éparpillés sur le sol. J'en trouvai un, saillant et tranchant.

Toutes émotions avaient disparu de mon visage, je n'étais plus qu'adrènaline et action. Ces dernières années remontaient à ma mémoire, et les souvenirs de sang, de coups et de peurs firent affluer le sang dans mes veines, dans mes muscles.

Je m'agenouillai à nouveau aux côtés de Damon qui semblait convulser à présent. Prenant une grande inspiration, je posai la lame de verre sur mon poignet. J'appuyai violement et déchirai la chaire si tendre à cet endroit, arrivant jusqu'aux veines bleutées. Le sang coulait à grosses gouttes, mais je n'y fis pas attention. La douleur était là, mais je savais que l'adrénaline la masquait partiellement pour l'instant.

Je pris mon élan et de mon autre main je décochain une gifle monumentale à Damon. Cela ne lui feriat sans doute pas mal, mais au moins le choc le ramènerait-il durant quelques secondes cruciales parmis nous...
Je collai poignet à sa bouche, priant pour qu'il ne soit pas trop tard. Le sang devrait penser les plaies intérieures de son corps, ou en tout cas, en théorie. C'était bien la première fois que je testais la pratique. Ce n'était pas mon genre de sauver des vampires.


- Allez, Damon, bois.. bois, je t'en prie.

C'était sa seule chance... Il fallait juste qu'il boive.
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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Mer 15 Fév - 2:44

Spoiler:
 

Le bal des fondateurs, c’était l’un des plus grand évènement de la ville, du moins l’évènement que tout le monde attendait toujours impatiemment, surtout Caroline, je n'avais aucun problème à me souvenir du fait que Caroline prenait toujours un temps infini à choisir ce qu'elle porterait et encore plus de temps à imaginer son cavalier comme un prince charmant ou quelques choses d'équivalent. Me concernant, je n'étais pas vraiment attirée par ce genre de soirée, je préférais la plupart du temps les éviter, mais j'étais toujours présente et je faisais bonne figure. Et puis, une danse ou deux n'avaient jamais fait de mal à personne, comme cette fois où j'avais réussi à faire danser Stefan, je sais que la danse n'est pas toujours simple, mais pour quelqu'un qui a eu le temps de maîtriser chaque danse connue, il devrait être plus enthousiaste à montrer son savoir faire.

Ce soir là, j'étais dans la grande maison, cette maison si monumentale où je m'étais déjà rendu un bon nombre de fois. Lorsque j'étais arrivée ce soir là, le soleil se couchait à peine et j'avais retrouvé le monde des strass et paillettes, ce monde que j'aimais tant éviter parce qu'il ne me correspondait pas. Mais j'avais montré avec dignité que j'étais une personne bien que je savais me tenir et que je ne serais pas une de ces adolescentes à trop boire afin d'oublier qu'elle n'est pas à sa place dans ce genre de soirée. Et puis, que dirait ma mère, Miranda si elle me voyait complètement différente de ce que j'étais lorsqu'elle était encore en vie ? Probablement qu'elle ne serait pas très fière de sa fille.

Pourtant, lorsque j'étais entrée dans la grande pièce principale où devait se ternir le "bal", on m'avait proposé directement une belle coupe de champagne et comment dire non alors que c'était - semble t'il - la seule boisson de cette soirée ? Du moins, la seule boisson qui était distribuée par des serveur sur la piste de danse et à l'entrée de la maison. J'avais donc pris une coupe, voulant goûter ce délicieux champagne si particulier. J'avais ensuite fait un petit tour à la salle de bain pour vérifier que je ne paraissais pas trop fatiguée, il fallait reconnaitre que c'était plutôt mal venue d'arriver dans une soirée, pas maquillée et surtout très marquée par le sommeil, pas que j'en avais quoi que ce soit à faire. Dans la salle de bain, il ne m'était pas vraiment sauté aux yeux que j'avais quelques choses qui n'allait pas, mon maquillage était toujours aussi bien ait que lorsque j'avais quitté la maison et personne ne pourrait trouver à y redire.

J'étais retournée dans la salle principale où déjà quelques invités tournaient, il y avait beaucoup de monde dans la salle, mais peu osaient se laisser aller à venir inaugurer la piste de danse qui était plutôt phénoménale. J’aperçus quelques visage connus, des personnes qui étaient toujours présentes à ces soirées et notamment celle de mon petit ami, Stefan Salvatore. Celui ci était présent, comme a son habitude lors de soirée de ce genre même si c'était peu prudent du point de vue qu'il n'avait pas seulement un ancêtre qui avait fait partie des familles fondatrices, mais qu'il était cet ancêtre. Il était le Stefan Salvatore de 1864, celui qui était normalement mort la même année tué par son père, du moins, personnes ne savaient vraiment comment il était mort, quoi qu'il en soit, il apparaissait avec son frère Damon comme étant mort durant la nuit où tout les civils avaient été réunis dans l'église. J'avais ensuite rejoins la piste de danse et commencé à danser, mais quelques choses me semblaient bizarre, Damon n'avait pas fait son apparition dans la salle, et certaines personnes semblaient tendues, à juste titre ou pas, je commençais légèrement à me poser des questions. Après avoir laissé Stefan avec Caroline qui désirait à tout prix danser avec Stefan, je quittais la salle, suspicieuse qu'il ne se passe quelques choses dans cette maison d'anormal.

Je parcourais plusieurs pièces, regardant autour de moi, comme si une présence était dans la maison, bien que je devais surement devenir folle car c'était normal, il y avait du monde dans cette maison. Finalement j'arrivais dans la pièce où Damon m'avait pour la première fois parlé des frères Salvatore, cette fois là, j'ignorais qu'ils étaient en fait ces frères mais j'avais finit par découvrir ce qu'ils étaient réellement. Lorsque j'arrivais dans cette fameuse pièce, je découvrais un spectacle qui me surpris, Damon venait de prononcer un mot, un seul mot qui laissait à penser qu'il y avait quelqu'un qui était au courant de la présence de vampire à cette soirée.


D A M O N : « Verveine »

Seulement Damon n'était pas seule, il y avait une jeune fille avec lui, une fille qui semblait aussi jeune que moi, enfin, je supposais car je n'avais pas l'impression de la connaitre bien qu'elle me semble familière. Je ne voulais pas perdre de temps, Damon semblait souffrir, je le vis s'attraper la gorge, quelqu'un avait semble t'il cherché à l'empoisonner. Serait-ce un de ces nouveaux chasseurs de vampire en ville ? Il semblait qu'il y ait une épidémie de ce genre dans le coin.

Je regardais alors la jeune fille se trancher la chair, qu'est ce qu'elle comptait faire ? Enfin, je savais ce qu'elle faisait, mais je me demandais bien pourquoi elle faisait une telle chose ? Elle savait donc que Damon était un vampire, elle savait également comment il était possible de l'aider, bien qu'en général, la verveine ne tue pas totalement, surtout que Damon était un vampire assez fort pour y résister. Cependant, celui ci avait perdu connaissance, aussi, je pensais qu'il était peut être préférable qu'il boive du sang, mais qu'elle lui donne carrément son bras était quand même imprudent, Damon n'était pas connu pour son grand contrôle lorsqu'il se mettait à boire du sang, il fallait voir par exemple ce qu'il avait fait à Caroline.


C H A R L I E : « Allez, Damon, bois.. bois, je t'en prie »

Je m'approchais alors de la scène rapidement, alors qu'elle portait son bras aux lèvres de Damon, il ne fallait pas qu'elle prenne le risque qu'il la vide de son sang, elle semblait savoir ce qu'elle faisait, mais je trouvais quand même qu'elle faisait preuve d'une grande imprudence.

E L E N A : « Qu'est ce que vous faites, vous êtes inconsciente, il pourrait vous tuer ! »

Je connaissais Damon maintenant, il avait beau être moins agressif, il n'en restait pas moins qu'il aimait s'attaquer à plus faible que lui, c'était un prédateur, et il n'aimait pas se contenter de ses poches de sang.
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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Mar 28 Fév - 5:39



La plage, le soleil, les nanas… Ahh, je me sentais partir dans de doux rêves. Mon esprit s’emportait aussi loin que lui permettait ses limites. Oh, et bien sûr limites étaient très loin. Presque invisible à l’œil nu. Je ne me souvenais même plus où j’étais allongé. Sur quelque chose de dur peut-être, et encore avec ma consistance, difficile à dire. Bah oui, à part la veine de vénus ou le bois, rien ne me faisait vraiment mal. Bizarrement, la plage sentait quelque chose de… un parfum de jeune fille. Etrange me direz-vous, ouais ben dans les rêves tout peut se faire. A moins que ce n’était pas un rêve ? Mais si Damon, mais si. Aujourd’hui, n’était-il pas le jour d’un des fameux bals des fondateurs ? Je pense que…

Mais oui ! Le retour à la réalité fut dur, je sentis encore plus qu’avant ma gorge m’irriter, me brûler, une soif de sang impossible se fit sentir. Sans quoi, avec la dose que j’avais avalée, j’étais presque sûr de tomber limite dans un coma. Mmh, pense-bête pour l’avenir, se forcer à boire un mini gramme de verveine chaque jour afin de m’immuniser petit à petit. Parce que des petites blagues dans ce genre là, non merci. Une fois pas deux. Alors que j’essayais vainement de sortir du tunnel, je sentis comme une légère claque contre ma joue. Certes pas mortelle, mais elle me permit de reprendre mes esprits et d’ouvrir un œil. Tout était flou. Mais j’étais bien dans la propriété des fondateurs. Quelle idée m’avait prise que de mettre les pieds ici ?!

Tout à coup, je sentis l’odeur du sang envahir mes narines, sans que je puisse faire quoique ce soit - et de toute façon, je n’aurais rien fait - mes yeux se contractèrent jusqu’à ne devenir qu’un regard de cauchemar. J’entraperçu Charlie, et je vis qu’elle était la cause de cette bonne odeur. Appétissante la petite. Et sans que je suis l’en empêcher, parce que vu mon état c’était assez suicidaire, la jeune brune apporta son poignet dégoulinant de sang frais à ma bouche. Mauvaise idée.

Je l’entendis à peine prononcer un bredouillement de mot, et ne pu m’empêcher d’attraper son poignet à une vitesse éclair et de mordre dedans. Mes canines avaient maintenant la taille de celles d’un doberman. Le sang coulait à flot dans ma gorge, soulageant les pires maux. Oh god, ce que ça faisait du bien. Pire qu’une rave-party orgasmique. Mieux qu’un saut du haut d’une falaise, mieux qu’une partie de jambes en l’air. Je retrouvais mes forces. La preuve, je parvins à m’asseoir et à tirer encore plus son bras entre mes dents. Je n’entendais rien d’autres que les pulsions de ses tendres veines.

- Qu’est-ce que vous faites, vous êtes inconsciente, il pourrait vous tuer !

Jusque là. J’ouvris grand les yeux, et je tombais sur le visage presque blanc de Charlie. Oups. Bon. On reprend ses esprits, on se détache gentiment du poignet de la belle brune et on essaye de rentrer ses canines, allez ! Quelques secondes plus tard, et dans un mouvement proche de la vitesse de la lumière, je me « projetais » en arrière, et bien entendu je détruisis le meuble en bois vernis qui s’était trouvé sur ma trajectoire. Bravo. Enfin, entre un meuble ou une Charlie détruit, il n’y a pas trop photo. Normalement.

Je tournais ma tête vers la personne qui avait réussi à plus ou moins me sortir de ma transe, ouais parce que niveau yeux doux d’humains, ben ce n’était pas encore gagné, je sentais encore les veines palpiter sous mes pupilles.

Elena Gilbert. Manquait plus qu’elle. De plus, elle se ferait surement un plaisir d’aller tout raconter à mon tendre Stefan, qui lui, ne se gênerait pas pour me rappeler oh combien nous étions dépendant du sang humain, et que oh combien il avait raison de s’en abstenir… Non mais oh, et mon cul c’est du poulet peut-être ? Ah ? Vous voulez goûter ? Vraiment ? Chambre 306, dans une demi-heure. Enfin, passons. De plus, comme je lui avais déjà parlé de Charlie, il saurait d’autant plus que ce n’était vraiment pas la bonne personne à qui planter mes crocs dans le poignet…

Enfin, j’avais l’excuse de la verveine, et puis bon, ce n’était pas comme si je lui avais sauté dessus non plus. Elle m’avait gentiment offert son sang, sur un plateau d’argent, comment refuser ? En tant qu’être humain me direz-vous, oui mais bon voilà, je n’en étais plus un.

- Bon… C’est bien gentil, mais mange du sucre ou tu finiras dans les vapes.

Voilà. Voilà ! C’était tout ce que j’arrivais à sortir alors qu’elle venait de me sauver la vie. Comme quoi, moi et les excuses, c’était pas mon fort. Sauf que là, il fallait absolument que je rentre chez moi. La porte se trouvait derrière les deux filles. Tandis que je me dirigeais vers la sortie, tout en passant près de Charlie, je lui effleurai la main. Seul geste avec lequel je montrais mes excuses. Ouaip, en temps normal je ne le fais jamais, ce geste. En espérant qu’elle comprenne. Alors que je m’apprêtais à franchir le seuil, je me retournais.

- Enfaite. Charlie, Elena. Elena, Charlie.

Je connaissais leur origine, je connaissais leur passé. Je connaissais leur point commun.

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Charlie Rosenberry

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Sam 3 Mar - 3:33

Je sentais les lèvres de Damon haper petit à petit le liquide vital qui lui redonnait des couleurs, si je pouvais m'exprimer ainsi. C'était vraiment étrange comme sensation. Je n'avais pas mal au poignet, mais je sentais les muscles de mon bras se contractés. La tête commençait à me tournée et ma vision fléchissait un peu... Et étrangement, je ne m'en rendais presque pas compte. Je plongeai petit à petit dans un étrange sommeil, qui engourdissait mes membres et mes pensées. Je gardais uniquement mes yeux fixés sur le visage endormi de Damon, espérant que j'avais fais ce qu'il fallait.


- Qu'est ce que vous faites, vous êtes inconsciente, il pourrait vous tuer !

Je tournai la tête lentement, et fixai de mon regard lourd l'apparition qui se tenait près de la porte de bois sombre. Je n'étais même inquiète des conséquences énormes qui pourraient découler de cette découverte. J'aurais dû, bien sûr, mais mon subconscient prenait d eplus en plus de place, et mon conscient ne livrait plus bataille.

Mais l'identité de la personne qui avait parlé me donna un coup de fouet, et je sursautai, ce qui engendra une douleur atroce dans mon bras. Elena, Elena Gilbert, sublime dans sa robe moulante d'un bleu luisant. Ma cousine, et sosie exacte de Katherine. J'avais même du mal à me dire que ce n'était pas elle, mais son air inquiet n'était pas faux, et Katherine ne faisait très silencieuse ces derniers temps.

Sa phrase réveilla une peu d'une fureur passée qui prenait le dessus à chaques fois que quelqu'un à qui je tenais était menacé. Oui, c'était dangereux, mais c'était Damon. Je lui devais bien ça, et à dire vrai, je n'aurais pas suporté qu'il meure aussi stupidement alors que je venais à peine de le retrouver.. Non, je ne supporterais pas qu'il y ai encore un mort.


- Tu prefèrerais peut-être que je le laisse crever ?

Le tutoiement était sortis tout seul. Il était vrai que j'aurais pu être plus sympathique, mais l'heure n'était pas vraiment aux politesses, et ce n'était pas elle qui se retrouvait avec une sangsue à moitié morte collée au bras. Je ne fus pas la seule à réagir aux paroles de la fille Gilbert et je vis les yeux de Damon papillonés sous ses paupières. Il finit par ouvrir les yeux et ma tête ne devait pas valoir grand chose car il se détacha doucement de mon poignet. D'un bond, il s'envoya valser à l'autre bout de la pièce, fracassant un meuble sous son poids. J'eus la vague pensée que si nous parvenions à nous tirer de cette soirée sans attirer plus l'attention que celle d'Elena, nous aurions une chance folle.

- Bon… C’est bien gentil, mais mange du sucre ou tu finiras dans les vapes.

Mais de rien, Damon, ce fut un plaisir, j'adore faire des donations de sang pour la bonne cause. Il fallait que je me fasse à l'idée, il n'était plus comme autrefois. Je n'étais plus une petite fille non plus. Mais en pratique il n'avait pas tord, car je sentis en me relevant poindre une chute de tension qui aurait été plus que malvenue. Pas de soucis. Une bonne nuit de sommeil, et je devrais à nouveau être sur pied. Je détestais me sentir aussi faible...

Damon se reprit et s'avança vers la porte. Passant à ma hauteur il me touche doucement la main avant de continuer. Je ne pus m'empêcher de sourire un peu, mais pas d'un sourire triomphant ou moqueur. J'étais juste heureuse. Tout n'était pas perdu, le Damon de mon enfance était toujours là, quelque part... Il était juste bien caché.

Damon s'arrêta sur le seuil de la porte, et je me demandai s'il allait vraiment me laisser me dépatouiller avec une Elena qui ne devait pas comprendre grand chose. Heureusement, il reprit la parole :


- Enfaite. Charlie, Elena. Elena, Charlie.

Mmh. Oui. J'aurais espérer plus clair comme présentation. Que me restait-il à faire, lui taper sur l'épaule d'un air complice et lui dire d'un air enjoué "alors, cousine, ça va bien?". On avait vu plus délicat comme rencontre. Je fis de gros yeux à Damon, histoire qu'il m'aide un peu. Mais il ne fallait pas non plus trop en demander. Il restait Damon.

De toute façon, il n'était plus l'heure de faire semblant. Soit je lui parlais maintenant, soit ce petit secret allait encore traîner un bon bout de temps. Je m'approchai un peu d'Elena. Sa ressemblance terrible avec Katherine me choquait encore un peu, je m'attendais presque à la voir me sauter dessus pour m'arracher la gorge. Mais son visage n'avait pas la dureté de la vampire, et encore moins son air hypocrite de manipulation.


J'essayais de nous trouver des ressemblances. La forme de nos yeux, peut-être, un peu en amande. Notre nez fin et droit, notre bouche pleine et mince. Ou alors était simplement mon imagination.


- C'est incroyable... La réplique parfaite de Katherine, murmurais-je sans même m'en rendre compte.

Je me tournai vers Damon tout en restant à proximité d'Elena.


- Damon, et si tu terminais les présentations?

Oui, je l'avouais, j'avais relegué sans compris la sale besogne à Damon. Mais j'avais soudain l'estomac dans les chaussettes. J'ignorais complètement comment allait réagir Elena, et une idée traversa soudain mes pensées : elle était la dernière personne qui me restait.
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Damon Salvatore

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MessageSujet: Re: Don't you remember the reason you loved me. (PV)   Lun 12 Mar - 5:40

Ouais, je vous l’accord, j’étais vraiment trop fort dans les présentations… Hé ho ! Après tout, on ne peut pas être bon dans tout. Et puis il fallait bien qu’il y ait au moins une matière dans laquelle je n’excellais pas. Il y aurait trop de jaloux, et dieu sait combien il y en a déjà… Ouuuh, je sens que je vais me faire taper. Passons cette trêve de plaisanterie.

En même temps, je ne savais pas trop si elles savaient, l’une comme l’autre qui elles étaient. Après tout, ça pouvait toujours être drôle d’apprendre que l’on avait une cousine quelque part. Enfin, dans des circonstances et dans une vie normale. Parce que lorsqu’on est dans une ville infestée de vampires et d’autres créatures surnaturelles, on ne savait jamais sur quoi on pouvait tomber.

J’entendis Charlie murmurer son étonnement quant à la ressemblance d’Elena et Katherine. Oh oui, ça en avait choqué plus d’un. Et je n’avais pas échappé à la règle. A croire qu’elles étaient jumelles. Excepté leur regard, qui chez Katherine était emprunt de cruauté et de sadisme, les deux jeunes femmes étaient vraiment identiques. Sauf l’âge, il en va de soit.

- Damon, et si tu terminais les présentations ?

Bon, je retire. Au moins, Charlie savait quel lien de parenté les unissait. En gros, la partie la plus chiante du boulot, ben c’était moi qui en étais responsable maintenant… Il n’avait pas suffit que je me fasse empoissonnée, il fallait aussi que je les présente et leur apprenne qu’elles étaient cousines ? Tu le regretteras ma chère Charlie ! Non mais ! Je lui fis un sourire digne de Damon Salvatore, vous voyez lequel ? Mais oui ! C’est bien celui-là !

- Mais avec plaisir !

Avant de continuer, je jetais un coup d’œil à Elena. Elle ne semblait rien comprendre à ce qui se passait, la bouche légèrement entrouverte, ses yeux passaient de l’un à l’autre, ronds comme des billes. Lentement, je m’approchais d’elle, et passant un bras au-dessus de ses épaules - mouahah, si Stefan nous voyait, vert de rage ! Et toc dans la face petit frère - et continua sur un ton légèrement moqueur - ouais, je ne pouvais pas m’en empêcher -

- Elena, j’ai le plaisir de t’annoncer que désormais tu as une cousine du nom de Charlie Rosenberry, la classe non ?

Par contre, là tout de suite je n’arrivais pas trop à voir quelle était la réaction d’Elena. Malgré tout, elle sourit à Charlie. Après tout, tout le monde sait que la jeune fille avait toujours été très ouverte aux autres. Enfin, maintenant, c’était à Charlie de se débrouiller hein !

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